Une déclaration pour le moins surprenante. À l’approche d’un événement UFC annoncé comme historique, Merab Dvalishvili a laissé entendre que les combattants russes pourraient être exclus de la carte prévue à la Maison-Blanche. Une information qui, si elle venait à se confirmer, soulèverait de nombreuses questions, tant sportives que politiques.
Le 14 juin 2026, Donald Trump célébrera ses 80 ans. Une date symbolique choisie par le président américain pour accueillir un gala UFC exceptionnel à la Maison-Blanche. Initialement, cet événement devait s’inscrire dans les célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, prévues en juillet 2026. Quoi qu’il en soit, l’ambition est claire : marquer l’histoire de l’organisation.
Jon Jones, Conor McGregor ou encore d’autres figures majeures de l’UFC ont déjà été évoqués pour participer à ce rendez-vous hors norme. Mais une récente déclaration de Merab Dvalishvili est venue jeter un froid sur l’enthousiasme général.
Des tensions géopolitiques qui s’invitent dans l’octogone
Selon l’ancien champion, certains combattants pourraient être tout simplement écartés de l’événement pour des raisons extra-sportives. En cause : leur nationalité. Dans une interview pour MMA Pros Pick, Merab Dvalishvili a affirmé que l’UFC lui aurait indiqué que son combat face à Petr Yan ne pourrait pas se tenir à la Maison-Blanche.
"L’UFC m’a dit que j’étais le prochain pour la ceinture. Ils ont dit qu’il y aurait une trilogie entre moi et Yan. Ils ont également dit que notre combat ne se déroulera pas à la Maison-Blanche en juin parce que Yan est Russe et que c’est impossible"
Une déclaration lourde de sens, alors que les conséquences du conflit entre la Russie et l’Ukraine se font déjà ressentir dans de nombreuses disciplines sportives. Les athlètes russes ont notamment été exclus ou fortement restreints lors de compétitions internationales majeures, comme les Jeux Olympiques.
Un précédent dangereux pour l’UFC ?
Si une telle décision venait à être confirmée, elle pourrait avoir un impact considérable sur le paysage du MMA mondial. Petr Yan ne serait pas le seul concerné. Des stars comme Islam Makhachev ou Khamzat Chimaev, originaires respectivement du Daghestan et de la Tchétchénie, pourraient également voir leur participation compromise, malgré leur statut de figures incontournables de l’organisation.
Pour l’heure, l’UFC n’a fait aucune annonce officielle allant dans ce sens. Difficile donc de distinguer l’information avérée de la simple hypothèse. Une chose est sûre : si la géopolitique venait à dicter l’accès à un événement UFC, cela marquerait un tournant inédit dans l’histoire de l’organisation.
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